C9H8O4180,16 g/mol
Le fond discret d'une graine : présent partout, jamais dominant, c'est ce qui laisse le chia prendre le goût du reste.
C'est l'un des polyphénols les plus répandus du monde végétal, présent dans le café bien sûr, mais aussi dans le chia, le tournesol, la pomme, l'artichaut et le thym. Son intérêt culinaire tient moins à ce qu'il apporte qu'à ce qu'il n'apporte pas : il donne une amertume et une astringence très faibles, si bien qu'une graine de chia n'a presque pas de goût propre et prend celui de ce qui l'entoure. C'est la raison pour laquelle un pudding de chia fonctionne aussi bien au cacao qu'à la mangue, et pourquoi il faut le parfumer franchement, sous peine d'obtenir une texture sans saveur. Il est aussi un antioxydant, ce qui protège l'huile de la graine du rancissement et explique la bonne conservation du chia entier, là où une graine de lin moulue s'oxyde en quelques semaines. Il brunit à l'air quand une enzyme l'attaque, ce qui est le mécanisme du noircissement d'un artichaut ou d'une pomme coupée : le citron le retarde, la cuisson le stoppe. Une torréfaction le dégrade en composés amers.
sans odeur, très légèrement astringent
Non volatile : elle ne s’évapore pas : elle ne se sent pas au nez, elle se goûte, et la cuisson ne l’emporte pas.
Il donne le fond discret de graine qui laisse le chia se marier à tout parfum.
Graines de chiaLes recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
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