
Le sandre est le poisson d'eau douce qui n'a pas le goût de vase : il chasse à vue en eau claire, et sa chair s'en ressent.
Une recette du site utilise de sandre. On en trouve surtout dans la cuisine française.
Toute l’année
rien à attendre
2 jours
79%
du poids, cru
3,2kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
42%
poisson vidé et levé ; les arêtes en Y sont retirées à la pince.
87,2kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité élevée
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 54 mg |
| Magnésium | 29 mg |
| Phosphore | 220 mg |
| Potassium | 340 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,01 mg |
| Fer | 0,30 mg |
| Iode | 21,5 µg |
| Manganèse | 0,03 mg |
| Sélénium | 20,0 µg |
| Zinc | 0,40 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine D | 0,70 µg |
| Vitamine K1 | 0,1 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 1,0 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,16 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,25 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 2,31 mg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 0,08 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,01 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,10 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,25 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 0,29 g |
Le filet doit être d'un blanc rosé nacré, ferme, avec une peau argentée aux reflets bruns et zébrés bien accrochée. Entier, le poisson se juge à l'œil clair et bombé, aux branchies rouge vif et à sa raideur. Un sandre pêché en eau chaude et stagnante peut prendre un goût terreux dû à la géosmine produite par des cyanobactéries : sentez la chair, elle doit évoquer l'eau fraîche et pas la terre humide. Les calibres de un à deux kilos donnent des filets épais qui se portionnent bien. Sa saison de pêche s'étend surtout de mai à février selon les régions, la période de frai étant fermée.
Deux jours au réfrigérateur, sur un plat couvert et posé sur de la glace si possible. C'est un poisson maigre dont la chair se tient bien, mais dont la peau se dégrade vite. Congelé en filets bien emballés, il tient quatre mois et supporte mieux l'opération que le cabillaud grâce à sa texture serrée. Décongelez impérativement au réfrigérateur, une nuit entière : un dégel rapide fait sortir l'eau et donne une chair molle qui ne saisira plus.
Le cuire côté peau, sans le retourner
La peau du sandre croustille remarquablement bien. Posez le filet côté peau dans une poêle chaude, pressez cinq secondes avec une spatule pour qu'il ne se voûte pas, et laissez cuire quatre-vingts pour cent du temps de ce côté : la chaleur monte doucement dans la chair. Un retournement de trente secondes en fin de cuisson suffit.
Sécher la peau avant de la saisir
Une peau humide fait de la vapeur et ne croustille jamais. Tamponnez au papier absorbant, salez juste avant de poser dans la poêle : le sel appliqué trop tôt tire l'eau et annule le séchage. C'est la même mécanique que pour le canard ou le bar.
Retirer les arêtes en Y
Comme tous les percidés, le sandre a une rangée d'arêtes intramusculaires en forme de Y le long de la ligne médiane, invisibles à l'œil. Passez le doigt sur le filet pour les repérer et tirez-les à la pince à désarêter, ou levez le filet en deux dans la longueur pour les éliminer avec la bande centrale.
Marge d'erreur
demande de l’attention
Correct à la poêle grâce à sa chair serrée qui ne se délite pas comme celle du cabillaud. La marge se referme sur la peau croustillante, qui exige une surface sèche et un feu constant : une fois ramollie par la vapeur, elle ne redevient jamais croustillante.
Le sandre a une chair fine et un peu ferme qui tient mieux que celle d'un poisson de mer blanc.
Les feuillets se séparent nettement, la chair reste blanche et serrée.
Seuil de référence pour un poisson servi cuit.
Poisson d'eau douce, le sandre demande la même vigilance que les autres sur les parasites quand il est destiné à une préparation crue : une congélation préalable à cœur, ou la cuisson complète.
Sa peau saisie apporte des notes grillées qui compensent la douceur presque neutre de la chair.
Le peu de gras du sandre donne son fond de rivière plutôt que de mer.
Il fond dès quelques minutes et fait la fragilité d'un filet trop manipulé.
Elle vient des algues du lac et donne le goût de vase d'un poisson mal élevé.
Il donne la savoureur discrète d'un poisson d'eau douce peu gras.
Elle coagule tôt et donne la chair blanche qui se défait en lamelles nettes.
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