La cuisine de Saint-Pierre-et-Miquelon
Morue, homard, palourdes et petits fruits : la seule cuisine française de l'Atlantique Nord, à vingt-cinq kilomètres de Terre-Neuve, où le répertoire basque et normand des premiers pêcheurs a rencontré la cuisine canadienne des tourtières et des chowders.
📚 Pour aller plus loin
L'archipel est le dernier morceau de la Nouvelle-France, et sa cuisine en porte la double origine. Les équipages basques, bretons et normands venus pêcher la morue depuis le XVIe siècle ont laissé les rissoles, la morue sous toutes ses formes et le pain de ménage ; la proximité de Terre-Neuve et du Québec a apporté le cipaille, le chowder et la tarte aux bleuets.
Le climat impose le reste. Rien ne pousse ou presque : quelques pommes de terre, des navets, des choux, et les petits fruits sauvages ramassés en fin d'été sur les landes, bleuets, plaquebières et graines rouges. Le potager passe par le bateau, et cela explique une cuisine de conserves, de salaisons et de plats longs qui tiennent au corps.
La mer, elle, donne tout : morue évidemment, mais aussi homard, coques, palourdes et pétoncles. Le homard grillé au beurre citronné n'y est pas un plat de luxe, c'est un plat de saison, à la fin du printemps, quand la pêche ouvre.
Le placard de base

morue salée

homard

palourdes et coques
Palourde
pommes de terre
Pomme de terre
beurre

oignon

farine

crème
Crème fraîcheLes plats emblématiques
Ce que la région met sur la table quand elle veut se montrer. En photo, ceux que nous avons cuisinés ; les autres sont encore à faire.
