La cuisine polynésienne
Thon cru au citron vert et au lait de coco, tubercules cuits au four enterré, desserts à l'amidon : la cuisine polynésienne est une cuisine de très peu d'ingrédients, où le lait de coco fait presque tout l'assaisonnement.
📚 Pour aller plus loin
Le répertoire polynésien tient sur une main : du poisson, souvent cru, des tubercules (taro, igname, uru, patate douce), du porc, des bananes et du coco. Ce qui le distingue est le refus des épices. Il n'y a ni piment, ni ail, ni poivre dans la plupart des plats traditionnels, et c'est le lait de coco frais pressé qui porte tout le goût. Un lait de coco médiocre ruine une recette polynésienne comme un mauvais beurre ruine une pâtisserie.
Le ahima'a, le four enterré, est l'autre pilier. Des pierres volcaniques chauffées à blanc, des feuilles de bananier, les aliments par-dessus, de la terre pour fermer : la cuisson se fait à la vapeur, plusieurs heures, et donne aux tubercules une texture confite. À la maison, une papillote hermétique au four en donne l'idée.
S'ajoute une strate chinoise très présente à Tahiti depuis le XIXe siècle, avec le ma'a tinito et le chao men, et une strate française qui a laissé le pain et les techniques de pâtisserie. Le firi firi du matin, un beignet au lait de coco tordu en huit, est exactement à cette jonction.
Le placard de base
Les plats emblématiques
Ce que la région met sur la table quand elle veut se montrer. En photo, ceux que nous avons cuisinés ; les autres sont encore à faire.







