
Hachis parmentier de canard confit

Des cuisses de confit effilochées à la main, mêlées d'oignon rouge fondu, prises entre deux couches de purée montée au lait et au beurre, saupoudrées de chapelure. Quinze minutes de four pour gratiner, pas davantage : tout est déjà cuit.
Le nom est un hommage posthume : Parmentier n'a jamais écrit cette recette, et l'expression « hachis Parmentier » n'apparaît dans les livres de cuisine qu'au XIXᵉ siècle, plusieurs décennies après sa mort. Le plat est en réalité un procédé de restes (une viande déjà cuite, effilochée, recouverte de purée et gratinée) dont l'Angleterre a sa version presque contemporaine, le cottage pie, attesté dès 1791. Avec du canard confit plutôt que du bœuf bouilli, l'affaire est plus simple qu'il n'y paraît : la chair se détache seule des cuisses, elle est déjà assaisonnée, et la graisse qui l'accompagne dispense d'en ajouter dans la purée.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 6 personnes · 2 860 g préparés, 477 g par personne
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Préparer la purée de pommes de terre (voir la recette Purée de pommes de terre).
Purée de pommes de terre
12 étapes · ~30 min · aussi ⚡Peler et émincer l'oignon.
Dans une poêle faire revenir l'oignon émincé finement, afin de le faire fondre.
C’est prêt quand : Les oignons deviennent translucides et fondants sans coloration excessive.
Enlever la peau et les os des cuisses de canard à la main. Faire attention à ne pas laisser de petits morceaux d'os. Émietter la chair et la rajouter aux oignons. Faire revenir 2 minutes.
Dans un plat à gratin, mettre une couche de purée puis une couche de confit. Terminer par la purée. Saupoudrer de chapelure.
Faire gratiner au four à 200 °C pendant 15 minutes.
C’est prêt quand : La chapelure forme une croûte bien dorée et croustillante, et de petites bulles de graisse apparaissent sur les bords du plat.
0 / 6 étapes terminées
Pourquoi : Les pommes de terre ont été mixées au robot électrique ou trop travaillées, ce qui a brisé les cellules d'amidon. (Gélatinisation de l'amidon)
Rattrapage : Utiliser impérativement un presse-purée manuel ou un moulin-légumes. Si le mal est fait, ajouter un peu de beurre fondu pour détendre la texture, mais elle restera élastique.
Pourquoi : La viande a été trop cuite à l'étape 4 ou le plat est resté trop longtemps au four sans protection. (Transferts de chaleur)
Rattrapage : À l'étape 4, faire revenir le canard juste assez pour le réchauffer et l'enrober du gras d'oignon (2 minutes maximum). Si le plat doit attendre au four, le couvrir d'une feuille d'aluminium.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : plat couvert d'un film alimentaire ou boîte hermétique
Réchauffage : Au four à 180 °C pendant 20 minutes, couvert d'un papier aluminium pour éviter de dessécher, puis 5 minutes sans couvercle pour faire croustiller.
Ne pas recongeler après décongélation.
Remplacer la moitié ou la totalité des pommes de terre par des patates douces pour apporter une touche sucrée-salée qui se marie parfaitement avec le canard.
Remplacer le lait par un bouillon de volaille ou du lait d'amande non sucré, et le beurre par de l'huile d'olive ou de la graisse de canard récupérée du confit.

Les grains d'amidon de la pomme de terre ont gonflé à la cuisson ; le presse-purée les écrase sans les faire éclater, alors qu'une lame de robot libère l'amidon et transforme la purée en pâte élastique.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

Tout est déjà cuit : les 15 minutes de four ne servent qu'à brunir la chapelure et la couche de purée du dessus, ce qui donne le contraste croustillant/fondant du plat.
Brunissement et arômes des aliments riches en protéines et sucres saisis à haute température (> 140 °C) : croûte du pain, viande saisie, oignons dorés.

Le confit a été conservé en salaison : la chair apporte déjà beaucoup de sel au plat, et c'est la purée seule qu'il faut assaisonner, par petites touches.
Le sel assaisonne, extrait l'eau, renforce le gluten, ralentit la fermentation et rehausse les arômes.

La chapelure ne croustille que si sa surface sèche : arrosée d'un peu de graisse, elle grille ; posée sur une purée trop humide et sans matière grasse, elle absorbe la vapeur et reste farineuse.
Le croustillant naît du départ de l'eau en surface ; couvrir ou entasser fait ramollir.

La vapeur évite que les pommes de terre se gorgent d'eau, ce qui donnerait une purée qu'il faudrait dessécher au feu avant d'ajouter le lait.

L'oignon rouge est coupé très fin pour fondre en 5 minutes et se fondre dans la chair effilochée, sans faire de morceaux croquants sous la purée.

Le four ne cuit rien ici, il colore : c'est une finition de surface sur un plat déjà chaud et déjà cuit.

On goûte la purée seule, puis la purée avec un peu de confit : c'est le mélange des deux qui doit être juste, pas chaque couche prise à part.
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