Les aiguilles du taro : des cristaux qui piquent la peau et la bouche, et que seule la cuisson désarme.
Le taro, l'igname sauvage, l'arum et le konjac se défendent avec des cristaux en forme d'aiguilles, groupés en faisceaux qui s'éjectent quand on blesse le tissu. Ils traversent la peau et la muqueuse et provoquent une démangeaison tenace, parfois un gonflement de la bouche, ce qui n'est pas une allergie mais une piqûre mécanique. Les gestes qui vont avec sont connus de toutes les cuisines qui emploient ces tubercules : éplucher sous un filet d'eau ou avec des gants, ne jamais goûter cru, et cuire longuement, à l'eau bouillante ou à la vapeur, une demi-heure au moins. La chaleur ne dissout pas les cristaux, elle détruit les cellules qui les projettent et les protéines irritantes qui les accompagnent, ce qui suffit. L'eau de cuisson emporte une part des oxalates solubles et se jette. L'acidité aide : un trait de citron, de tamarin ou de lait de coco acidulé dans l'eau de cuisson est la tradition polynésienne et antillaise. Le calcium d'un lait de coco ou d'un yaourt fixe aussi une part de l'oxalate restant, ce qui explique les associations classiques.
sans odeur, sensation de piqûre et de démangeaison
Non volatile : elle ne s’évapore pas : elle ne se sent pas au nez, elle se goûte, et la cuisson ne l’emporte pas.
Ces cristaux irritent la peau et la bouche tant que le tubercule n'est pas cuit.
TaroLes recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
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