
Le reishi ne se mange pas : sa chair est du bois, et la seule façon de le cuisiner est une décoction d'une heure, amère comme un café serré, qu'on adoucit au miel ou qu'on cache dans un bouillon.
Une recette du site utilise de reishi séché (ganoderme luisant). On en trouve surtout dans la cuisine chinoise.
Toute l’année
rien à attendre
2 ans
1 an une fois entamé
3,2kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
230kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
cher
Ganoderma lucidum, le ganoderme luisant, est un polypore à chapeau rouge brun verni qui pousse sur les souches de feuillus ; il est cultivé sur bûches ou sur substrat, et vendu séché, en tranches ou en chapeau entier, dans les herboristeries chinoises et les magasins bio. Les tranches montrent ce qu'on achète : un dessus rouge acajou brillant, une chair crème à beige qui brunit en vieillissant, une texture de liège. Une tranche uniformément brune, ou qui sent la poussière, est vieille. La poudre et les extraits en gélules sont une autre marchandise, avec des allégations que l'Europe n'a autorisées pour aucune. Le reishi rouge est le plus courant ; le noir est plus amer. Dix grammes font un litre de décoction, et un sachet de cent grammes dure des mois.
Deux ans dans un bocal hermétique, au sec et à l'ombre : c'est du bois, il ne rancit pas, mais il reprend l'humidité et moisit dans un sachet ouvert. La décoction se garde quatre jours au réfrigérateur dans une bouteille fermée, et les tranches peuvent être rebouillies une seconde fois, avec moitié moins de goût.
Quand il y en a trop et que la date approche, ces dossiers disent quoi cuisiner, et comment le faire durer plus longtemps.
Une heure à frémir, et pas moins
Dix grammes de tranches dans un litre d'eau froide, à frémissement couvert pendant une heure, jusqu'à réduction d'un tiers, puis filtrés. La chair est ligneuse et ses polysaccharides ne sortent qu'à ce prix ; vingt minutes donnent une eau colorée et presque rien d'autre. Le liquide est brun rouge, amer et boisé, et c'est son goût : on l'adoucit avec un peu de miel, une tranche de gingembre, une écorce d'orange ou de la cannelle mise dans la casserole pour les vingt dernières minutes.
Le cacher dans un bouillon
Deux ou trois tranches dans un bouillon de poule, de légumes ou un dashi qui mijote une heure donnent de la profondeur et une amertume que le sel et l'umami équilibrent sans qu'on la nomme. C'est l'usage cantonais : une soupe longue, le reishi retiré avant de servir.
Ne pas chercher à le manger
Réhydraté ou cuit une heure, le reishi reste du liège : il ne s'attendrit pas et ne se mâche pas. Les tranches se retirent et se jettent, ou se rebouillent une fois. Un reishi haché dans un plat n'est ni toxique ni bon, seulement fibreux, et c'est la source de la plupart des déceptions.
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