
Compote de coings

Des coings épluchés et cuits à couvert avec un peu de sucre, de citron et une gousse de vanille, jusqu'à ce que la chair blanche vire au rose et s'écrase à la fourchette : la compote la plus parfumée de l'automne.
Le coing cru est immangeable, dur comme du bois et si astringent qu'il assèche la bouche. Il lui faut une longue cuisson, et c'est elle qui fait tout le travail : la chaleur ramollit une chair riche en pectine, adoucit les tanins et révèle un parfum de rose et de miel que la pomme n'a pas. Une compote de coings demande donc deux fois plus de temps qu'une compote de pommes, et beaucoup moins de sucre qu'une pâte de coing, puisqu'elle n'a pas besoin de se conserver. La couleur est le meilleur repère. Au début de la cuisson, la chair est crème ; au bout d'une demi-heure à couvert, elle prend une teinte rose saumon, signe qu'une partie des tanins incolores du fruit s'est transformée en pigments rouges sous l'effet de la chaleur et de l'acidité. Plus la cuisson est longue, plus la compote fonce. Les pelures et les cœurs ne se jettent pas : cuits dans un peu d'eau, ils donnent un jus chargé de pectine qui fait une gelée. La compote se mange tiède ou froide, seule, avec un yaourt, ou à côté d'un rôti de porc ou d'un gibier, comme une compote de pommes. Elle se garde quatre jours au réfrigérateur.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 6 personnes · 1 503 g préparés, 251 g par personne
⚠️ Allergènes :
aucun identifiéCochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 3 sur 3.
Étape 3 — La compote se prépare la veille et se sert froide ou réchauffée doucement.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Frotter les coings avec un torchon sec pour retirer leur duvet. Presser le citron dans un saladier d'eau froide.
Éplucher les coings, les couper en quartiers et retirer le cœur dur et les pépins avec un petit couteau. Couper chaque quartier en quatre et plonger les morceaux au fur et à mesure dans l'eau citronnée, pour qu'ils ne noircissent pas. La chair est très dure : travailler sur une planche stable, la lame bien à plat.
Égoutter les morceaux et les mettre dans une casserole avec l'eau, le sucre et la gousse de vanille fendue. Couvrir et cuire à petits frémissements 40 à 50 minutes, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que la chair soit rose et s'écrase sans effort. Ajouter un peu d'eau si le fond attache.
C’est prêt quand : La pointe d'un couteau entre sans résistance et la chair a pris une teinte rosée.
Retirer la gousse de vanille et en gratter les graines dans la compote. Écraser à la fourchette pour une compote avec des morceaux, ou passer au moulin à légumes pour une compote lisse.
C’est prêt quand : La compote s'écrase sous la fourchette en gardant quelques morceaux.
Laisser tiédir à découvert. Servir tiède ou froide.
0 / 5 étapes terminées
Pourquoi : Coings peu mûrs, ou feu trop vif qui a évaporé l'eau. (Gélatinisation de l'amidon)
Rattrapage : Ajouter un fond d'eau et poursuivre à couvert 15 minutes de plus.
Pourquoi : Les quartiers sont restés à l'air sans eau citronnée. (Oxydation enzymatique)
Rattrapage : Sans gravité pour le goût ; la cuisson fonce le fruit de toute façon.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : bocal propre
Cinq jours au réfrigérateur, six mois au congélateur en petites portions.
Moitié coings, moitié pommes : la pomme ajoute du fondant et raccourcit la cuisson d'un quart d'heure.
Un yaourt nature ou un fromage blanc

La chair du coing brunit à l'air en quelques minutes : l'eau citronnée bloque l'enzyme le temps de tailler tous les quartiers.
Des enzymes brunissent avocat, pomme ou artichaut coupés ; le jus de citron et le froid les freinent.

Le coing cru est dur et âpre ; quarante minutes à couvert ramollissent ses parois et font virer la chair du blanc au rose ambré.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

Le sucre arrondit l'astringence du fruit, mais en dose de compote et non de confiture : elle se garde au froid, pas au placard.
Au-delà du goût : conservation, coloration, moelleux, abaissement du point de congélation des glaces.

À couvert et à feu doux, pour que le fruit cuise dans sa vapeur sans attacher.

La gousse fendue infuse pendant toute la cuisson, puis ses graines sont grattées dans la compote.
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