C15H22O218,33 g/mol
Le poivre du nebbiolo et du poivre lui-même : une molécule qu'on sent à quelques parties par milliard, ou pas du tout.
Elle est le poivre à l'état pur, au sens propre : c'est elle qui fait l'odeur du poivre noir, et c'est elle qu'on retrouve dans certains vins, nebbiolo et syrah au premier chef, où les dégustateurs parlent de note poivrée sans savoir qu'ils nomment exactement la même molécule. Elle est perçue à des concentrations minuscules, quelques parties par milliard, ce qui la classe parmi les composés les plus puissants de la table, et environ un cinquième de la population n'y est pas sensible du tout, ce qui produit des désaccords sincères devant le même verre. Pour la cuisine, la conséquence est un accord qui n'est pas une convention mais une identité : un plat poivré et un barolo partagent littéralement un composé, et c'est pourquoi un tour de moulin sur un braisé au vin, sur une viande rouge ou sur un fromage servi avec ce vin fonctionne si bien. Elle est peu volatile et liposoluble, donc un poivre infusé dans un gras ou dans un vin en réduction donne davantage qu'un poivre saupoudré, et elle survit à un long mijotage.
poivre noir, rose, bois
Peu volatile : elle tient la cuisson : on peut l’infuser longtemps sans la perdre, et elle parfume encore le lendemain.
Elle donne le poivre et la rose caractéristiques du nebbiolo.
BaroloLes recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
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