Carcasse de poulet

Boucherie
sans gluten

Ce que le boucher met de côté fait le meilleur bouillon : os, cartilage et restes de chair valent mieux qu'un cube.

Une recette du site utilise de carcasse de poulet. On en trouve surtout dans la cuisine française.

La fiche

Saison

Toute l’année

rien à attendre

Se garde

2 jours

1 jour une fois entamé

Empreinte carbone

5,4kg CO₂e / kg

Élevée pour un ingrédient brut

Calories

130kcal

pour 100 g

Composition
Protéines15 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides8 gdont 2,3 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste77 g
Sel0,1 g

pour 100 g, source estimation, fiabilité faible

Une unité

400 g

en moyenne

Prix

bon marché

Rôles en cuisine
gélifiant
structurant

Bien le choisir

Demandez les carcasses au rayon volaille, elles sont souvent données ou vendues au prix du kilo le plus bas. Prenez les avec un peu de chair encore attachée, le cou et si possible les ailerons, riches en cartilage : c'est le collagène de ces articulations qui donne au bouillon sa tenue en bouche et sa prise en gelée au froid. Une carcasse de poulet fermier donne un bouillon nettement plus goûteux qu'une carcasse de poulet standard, la différence tenant à l'âge de l'animal et à sa masse musculaire. Gardez aussi les carcasses de vos propres poulets rôtis : déjà colorées au four, elles donnent un bouillon plus brun et plus parfumé sans travail supplémentaire.

  • Des articulations et du cartilage, pas seulement des os longs.
  • Un peu de chair encore attachée aux côtes.
  • Une odeur neutre, jamais aigre à l'ouverture du sac.
  • L'ajout du cou et des ailerons si le boucher les a.

Le garder

Crue, une carcasse se garde vingt-quatre heures au réfrigérateur, pas davantage : c'est de la volaille, avec beaucoup de surface exposée et des restes de sang. Le plus simple est de la congeler à plat dans un sac dès le retour du marché, où elle tient trois mois, et d'accumuler jusqu'à en avoir de quoi remplir un faitout. Elle part au bouillon congelée, sans décongélation préalable, puisqu'elle va passer trois heures dans l'eau frémissante. Le bouillon obtenu, lui, se garde quatre jours au frais ou six mois au congélateur, et gagne à être réparti en portions avant d'y aller.

Sécurité alimentaire

La volaille crue est la première source de campylobacter en cuisine domestique. Elle ne se rince pas sous le robinet, ce qui projette des gouttelettes contaminées sur un mètre autour de l'évier : elle va directement dans l'eau du faitout. Planche, couteau et mains passent au savon juste après.

Les gestes qui changent tout

Démarrer à l'eau froide

Les protéines solubles doivent sortir avant de coaguler : lancées dans l'eau froide qui monte doucement, elles diffusent dans le liquide et remontent en écume qu'on retire à la louche. Jetée dans l'eau bouillante, la carcasse se referme et garde pour elle exactement ce qu'on venait chercher.

la science · le geste

Frémir, jamais bouillir

Une surface qui tremble à peine, autour de quatre-vingt-dix degrés, pendant trois heures. L'ébullition franche émulsionne la graisse dans le bouillon et le rend gris et gras au lieu de clair et net, et aucun filtrage ne le rattrape ensuite.

le geste · l'outil

La rôtir pour un bouillon brun

Quarante minutes à deux cents degrés avec un oignon coupé en deux, jusqu'à ce que les os soient bien colorés, puis déglacez la plaque et versez tout dans le faitout. La réaction de Maillard sur les os change complètement le bouillon, qui passe du blanc au brun et gagne en profondeur.

la science · le geste

Dégraisser à froid

Passez le bouillon au chinois puis laissez le une nuit au réfrigérateur : la graisse fige en disque à la surface et s'enlève d'un geste, là où l'écumage à chaud en laisse toujours. Le bouillon dessous doit être pris en gelée souple, signe que la carcasse a donné ce qu'elle avait.

l'outil · le ratage

Marge d'erreur

tolérant

Très tolérante : une heure de plus ou de moins ne gâte rien, une carcasse un peu grosse pour le faitout donne seulement un bouillon plus concentré, et le sel s'ajuste à la fin puisqu'il n'entre pas dans la cuisson. Le seul vrai raté est l'ébullition franche, qui trouble le bouillon sans retour possible.

Les températures à cœur

Tout l'intérêt de la carcasse est là : le collagène des cartilages et des extrémités d'os se dissout en gélatine entre quatre-vingts et quatre-vingt-dix degrés, lentement, et c'est cette gélatine qui donne au bouillon sa texture nappante et sa prise en gelée au réfrigérateur. À gros bouillons, la même carcasse donne un liquide trouble et sans corps : les graisses s'émulsionnent au lieu de remonter et les protéines coagulent en flocons.

La carcasse crue ne se rince pas et ne partage ni planche ni couteau avec le reste du repas. Une fois le bouillon fait, refroidissez le vite, au bain d'eau glacée plutôt que sur le plan de travail : un grand volume tiède est le milieu de culture le plus favorable qui soit.

Chiffres : reference (Plage de dissolution du collagène en gélatine des tissus conjonctifs de volaille.).

Son profil et ses molécules

carnétorréfiéumamisalé
présent

Crue elle ne sent presque rien ; trois heures de frémissement en tirent une note de volaille franche, et un passage au four avant l'eau y ajoute des notes rôties absentes du bouillon blanc.

Une recette qui en contient

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