Réaliser un caramel

Pâtisserie

Fondre le sucre jusqu'à la couleur ambrée, à sec ou avec un peu d'eau, sans remuer une fois l'ébullition atteinte.


📚 Pour aller plus loin

Le caramel est du sucre chauffé jusqu'à ce qu'il se décompose — vers 160 °C il commence à brunir, vers 170-180 °C il atteint la couleur ambrée recherchée. Ce brunissement crée des centaines de composés nouveaux, dont beaucoup sont amers : c'est cette amertume naissante qui équilibre le sucré et fait qu'un caramel a du goût là où le sucre n'en a pas.

Deux écoles. Le caramel à sec — sucre seul dans une casserole, à feu moyen, sans remuer jusqu'à ce qu'il fonde — est rapide mais chauffe inégalement, et demande d'incliner la casserole plutôt que de mélanger. Le caramel à l'eau, avec une petite quantité d'eau au départ, chauffe plus régulièrement et pardonne davantage ; l'eau s'évapore de toute façon avant que la coloration commence.

La fin est brutale : entre le blond et le brûlé, il y a une quinzaine de secondes, et la casserole continue de chauffer hors du feu. On la plonge une seconde dans l'eau froide, ou l'on décuit immédiatement avec de la crème chaude ou du beurre — attention, l'ajout d'un liquide dans du sucre à 180 °C projette violemment de la vapeur : on verse en plusieurs fois, bras tendu. Une brûlure au caramel est l'accident domestique le plus sérieux de la pâtisserie, le sucre fondu collant à la peau. Et si le caramel masse en bloc, il redeviendra liquide en continuant de chauffer.