C7H12O6192,17 g/mol
L'acidité rêche de la canneberge : sèche et anguleuse, là où le citron est franc et rond.
Toutes les acidités ne se ressemblent pas, et celle-ci est la moins aimable de la cuisine : elle attaque tard, elle râpe, et elle laisse une impression sèche que ni le citrique du citron ni le malique de la pomme ne donnent. C'est le fond acide de la canneberge, avec sa cousine l'astringence des tanins, et les deux ensemble expliquent pourquoi le fruit cru est immangeable alors qu'il fait une sauce remarquable. On le retrouve dans le café, où il naît de la dégradation des acides chlorogéniques à la torréfaction, et où il donne cette acidité rêche d'un café trop torréfié ou tenu au chaud. En pratique, il ne s'atténue ni à la cuisson ni au temps, contrairement à un acide volatil, et le seul levier est de l'équilibrer : beaucoup de sucre, une matière grasse, ou une base sucrée comme l'orange dans une sauce aux airelles. Il rend aussi les préparations à la canneberge très stables, l'acidité empêchant la prolifération microbienne, ce qui explique qu'une sauce se garde deux semaines au frais sans faiblir. Il aide enfin la pectine à prendre.
sans odeur, acidité sèche et râpeuse
Non volatile : elle ne s’évapore pas : elle ne se sent pas au nez, elle se goûte, et la cuisson ne l’emporte pas.
Il donne l'acidité rêche propre à la canneberge, différente de celle du citron.
Jus de cranberryLes recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
Toutes les molécules · le tableau récapitulatif · la chimie de la cuisine · les aliments