Le tajine, le sucré-salé et les épices douces : une cuisine de cuisson lente à l'étouffée, structurée par le citron confit et le ras el-hanout.
Le tajine est d'abord un ustensile, et sa forme fait la technique : le couvercle conique renvoie la vapeur condensée vers le plat, ce qui permet une cuisson longue avec très peu de liquide. Le résultat n'est ni un ragoût ni un braisé : les ingrédients cuisent dans leur propre jus concentré. Une cocotte à fond épais s'en approche à condition de garder le feu très bas et de ne pas ajouter d'eau.
L'accord sucré-salé y est structurel et non décoratif. Pruneaux et agneau, abricots et poulet, miel et amandes : le sucre équilibre les épices douces (cannelle, gingembre, safran, curcuma) et arrondit le gras de l'agneau. La règle est de l'ajouter en fin de cuisson, sous peine de le voir caraméliser au fond et amener de l'amertume.
Le citron confit au sel est l'ingrédient qui rend un plat immédiatement identifiable. On n'en utilise que l'écorce, rincée et taillée en fines lanières : la pulpe est extrêmement salée et amère. Ajoutée dans les dix dernières minutes, elle garde son parfum ; mijotée une heure, elle le perd entièrement.
Brochettes de kefta (boulettes marocaines grillées aux herbes et au cumin)
Tagine aux aubergines, amandes et citrons confits
Tajine d'agneau aux pruneaux et aux amandes
Tajine de boulettes de poulet au citron confit et aux olives
Tajine de courge, pois chiches et raisins secs
Tajine de kefta de sardines (boulettes de sardines marocaines à la chermoula, sauce tomate)
Tajine de poulet aux citrons confits et aux olives
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