
Le pain plat de Romagne se fait au saindoux et sans levure : il cuit en trois minutes sur une plaque, et se mange dans l'heure.
3 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine italienne.
Toute l’année
rien à attendre
3 jours
30%
du poids, cru
1,4kg CO₂e / kg
Modérée pour un ingrédient brut
305kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
115 g
en moyenne
bon marché
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 163 mg |
| Magnésium | 21 mg |
| Phosphore | 213 mg |
| Potassium | 133 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,12 mg |
| Fer | 3,32 mg |
| Manganèse | 0,52 mg |
| Sélénium | 21,9 µg |
| Zinc | 0,57 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 0 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 0,00 µg |
| Vitamine E | 0,86 mg |
| Vitamine K1 | 4,2 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,0 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,49 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,12 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 4,19 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,28 mg |
| Vitamine B6 | 0,03 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 118 µg |
| Vitamine B12 | 0,00 µg |
La piadina industrielle sous vide se garde des semaines et se reconnaît à sa souplesse constante et à sa liste d'ingrédients longue. Lisez la : une vraie n'a que farine, saindoux ou huile d'olive, eau, sel et un peu de bicarbonate. La romagnole classique est épaisse de quelques millimètres, opaque, avec des cloques brunes irrégulières ; la version de Rimini est plus fine et plus souple. Le saindoux donne le feuilleté et le goût, l'huile d'olive une version plus sèche et plus neutre. Faite maison, elle coûte trois fois rien et se cuit à la poêle sans matériel particulier, ce qui reste le meilleur argument contre le paquet.
Fraîche, elle se mange dans l'heure : c'est un pain sans levure, dont la mie sèche et se rigidifie très vite par rétrogradation de l'amidon. Empilée sous un torchon dès la sortie de la plaque, elle reste souple une demi journée grâce à sa propre vapeur. Au réfrigérateur elle durcit plus vite qu'à température ambiante, et il n'y a donc rien à y faire. Cuites d'avance, elles se congèlent bien, séparées par du papier cuisson, et se réchauffent trente secondes par face à la poêle sèche, ce qui les rend presque neuves. La pâte crue, elle, se garde une journée au frais et se détend même en reposant.
Cuire à sec, sur une plaque très chaude
Ni huile ni beurre dans la poêle : le saindoux est déjà dans la pâte, et un corps gras ajouté la fait frire au lieu de la cuire. Une minute par face sur une fonte bien chaude, jusqu'aux cloques brunes. Plus doux, elle sèche avant de colorer et devient un biscuit.
Laisser reposer la pâte une demi heure
Sans levure, tout le moelleux vient de la détente du réseau de gluten : une pâte pétrie et abaissée aussitôt se rétracte sous le rouleau et cuit dure. Une demi heure sous un torchon suffit, et deux heures ne gâtent rien du tout.
Piquer les cloques, ou pas
Les cloques sont de la vapeur piégée sous la surface, et ce sont elles qui donnent l'aspect de la piadina de Romagne. Les percer à la fourchette donne une galette plus plate et plus régulière, plus commode à rouler ; les laisser donne plus de mâche et un peu plus de goût grillé.
La garnir chaude, la manger pliée
Elle est faite pour le squacquerone et la roquette, ou pour le jambon de Parme : la chaleur résiduelle assouplit le fromage sans le cuire. Garnie froide, elle craque au pliage et perd la moitié de sa garniture au premier geste.
Marge d'erreur
demande de l’attention
Une pâte très tolérante : elle ne lève pas, donc rien ne peut rater à la fermentation, et une épaisseur approximative donne seulement une piadina un peu plus rustique. Le seul point serré est la cuisson, où trente secondes de trop suffisent à la sécher au point qu'elle casse au pliage.
À la cuisson, la surface prend des notes de pain grillé par réaction de Maillard, tandis que le saindoux libère une note lactée et grasse qui manque aux versions à l'huile.
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