La cuisine turque

Afrique & Moyen-Orient

Entre Balkans et Levant : yaourt, agneau, aubergine et pâtisseries au sirop, avec une maîtrise remarquable des pâtes fines.


📚 Pour aller plus loin

La Turquie a hérité d'une cuisine de cour — celle des cuisines de Topkapı, où les préparations étaient réparties entre spécialistes — et cela se voit dans la précision de certaines familles de plats. Les pâtes fines en particulier : yufka et pâte à baklava s'étirent jusqu'à la transparence, se superposent par dizaines de couches beurrées, et supposent une pâte très peu hydratée et longuement reposée pour que le gluten se détende.

Le yaourt y est un ingrédient de cuisson, pas seulement un accompagnement. Il entre dans les marinades, où son acidité et ses enzymes attendrissent l'agneau en profondeur, et dans les sauces chaudes — où il faut le stabiliser à la fécule ou à l'œuf avant de le chauffer, faute de quoi il tranche immédiatement. Un yaourt entier, jamais allégé, supporte beaucoup mieux l'opération.

L'aubergine occupe une place à part, avec des dizaines de préparations codifiées. La plus caractéristique consiste à la brûler entière à la flamme jusqu'à ce que la peau soit noire et la chair fondante : ce n'est pas une cuisson approximative, c'est la source du goût fumé du babaganoush et de l'hünkâr beğendi, et un four ne la reproduit pas.


Le placard de base

Yaourt
Agneau
Aubergine
Menthe séchée
Piment d'Alep
Pistache
Mélasse de grenade