
Cuisson du riz

La cuisson du riz par absorption : la méthode infaillible pour un riz aux grains détachés, sans balance de précision ni rice-cooker. Le riz cuit exactement dans l'eau qu'il absorbe, et le repos final fait toute la différence.
Le riz a été domestiqué dans la vallée du Yangzi il y a environ neuf mille ans (les fouilles de Shangshan, dans le Zhejiang, en livrent les plus anciennes traces connues) et il nourrit aujourd'hui plus de la moitié de l'humanité. On en a recensé plus de quarante mille variétés. Deux écoles de cuisson s'opposent depuis toujours : l'absorption, venue de Perse et d'Asie, où le riz boit exactement son volume d'eau et où rien n'est jeté ; et l'ébullition à grande eau, égouttée, que l'Europe a appliquée au riz comme aux pâtes. La première conserve l'amidon et les nutriments, la seconde les met à l'évier. Le rinçage préalable ne sert qu'à une chose, mais elle est décisive : retirer l'amidon de surface, celui qui fait coller les grains entre eux.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 752 g préparés, 188 g par personne
⚠️ Allergènes :
aucun identifiéCochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 5 sur 5.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Rincer le riz à l'eau froide dans une passoire en remuant les grains, jusqu'à ce que l'eau s'écoule claire, puis bien l'égoutter. Ce rinçage élimine l'amidon de surface et évite un riz collant.
C’est prêt quand : L'eau qui s'écoule à travers la passoire est parfaitement limpide et transparente.
Verser le riz égoutté et l'eau froide dans une casserole à fond épais, saler si souhaité, puis porter à ébullition à feu vif, sans couvercle.
C’est prêt quand : De gros bouillons se forment sur toute la surface de l'eau.
Dès l'ébullition, couvrir hermétiquement, baisser à feu très doux et cuire 11 minutes sans jamais soulever le couvercle.
Hors du feu, laisser reposer 10 minutes à couvert : la vapeur finit la cuisson et l'humidité se répartit uniformément dans les grains.
Égrainer délicatement le riz à la fourchette avant de servir.
C’est prêt quand : Les grains se séparent nettement les uns des autres sous les dents de la fourchette sans s'écraser.
0 / 5 étapes terminées
Pourquoi : L'amidon de surface n'a pas été assez rincé, ou le riz a été remué pendant la cuisson, libérant de l'amidon. (Gélatinisation de l'amidon)
Rattrapage : Rincer plus longuement le riz la prochaine fois et ne jamais remuer pendant la cuisson. Pour rattraper le riz collant, le rincer sous l'eau froide pour enlever l'excès d'amidon, puis le réchauffer doucement à la vapeur.
Pourquoi : Le couvercle n'était pas assez hermétique, laissant la vapeur s'échapper, ou le ratio d'eau était insuffisant. (Imbibition et capillarité)
Rattrapage : Ajouter 2 à 3 cuillères à soupe d'eau bouillante, couvrir hermétiquement et laisser reposer 5 à 10 minutes hors du feu pour finir la cuisson à l'étouffée.
Le même problème, ailleurs sur le site :
Vous avez innové dans la manière de foirer cette recette ? Racontez-nous : on cherche avec vous ce qui s’est passé, et si on trouve, ça rejoint cette rubrique pour les suivants.
Comment : boîte hermétique
Réchauffage : Au micro-ondes avec une cuillère à soupe d'eau sous un couvercle, ou sauté à la poêle.
Refroidir rapidement après cuisson pour éviter le développement de toxines bactériennes.
Faire revenir le riz dans un filet d'huile ou de beurre avec des oignons émincés jusqu'à ce que les grains soient translucides (nacrés) avant d'ajouter l'eau chaude.
Remplacer la moitié de l'eau de cuisson par du lait de coco pour obtenir un riz plus crémeux et parfumé, idéal avec des plats asiatiques.
Omettre totalement le sel pour s'adapter à un régime hyposodé.

Les 45 cL correspondent à ce que l'amidon des 300 g de riz peut absorber en gonflant : rien à égoutter à la fin, et donc aucun amidon perdu dans l'évier.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

Tant qu'il reste de l'eau dans la casserole couverte, le riz ne peut pas dépasser 100 °C : c'est pourquoi 11 minutes à feu très doux ne le brûlent pas, mais 11 minutes après évaporation le collent au fond.
L'eau bout à 100 °C et n'ira pas plus haut : un thermostat naturel pour pocher et mijoter (et plus sous pression).

Pendant les 10 minutes de repos, plus rien ne chauffe : c'est la vapeur emprisonnée sous le couvercle qui finit de cuire les grains du dessus, restés plus secs.
Conduction, convection et rayonnement ne chauffent pas pareil : poêle, four, friture et vapeur donnent des résultats différents.

C'est exactement le phénomène qu'on exploite à l'étape 8 : au réfrigérateur, l'amidon recristallise et les grains raffermis se détachent ; un défaut pour un riz nature, un atout pour un riz sauté.
En refroidissant, l'amidon recristallise : pain qui rassit, riz qui durcit au réfrigérateur.

Toute la recette repose là-dessus : on mesure l'eau une fois pour toutes (1,5 fois le poids du riz) et on ne touche plus à rien jusqu'à l'égrainage.

Les 10 dernières minutes sont une cuisson vapeur déguisée : feu coupé, couvercle fermé, la vapeur résiduelle fait le travail.
Nasi putih kukus (riz blanc à la vapeur)
mêmes gestes : cuire à la vapeur, cuisson par absorption · même aliment : riz blancPréparation de la semoule de couscous
mêmes gestes : cuire à la vapeur, cuisson par absorption · même principe : rétrogradation de l'amidonRiz sauté aux œufs et petits pois
même geste : cuisson par absorption · même aliment : riz blancPla neung manao (daurade à la vapeur, sauce au citron vert, à l'ail et au piment)
mêmes gestes : cuire à la vapeur, cuisson par absorption · même aliment : riz blancRiz sauté aux crevettes
même geste : cuisson par absorption · même aliment : riz blancArroz con huevo y tajadas (riz blanc, oeuf au plat et bananes plantains frites)
même geste : cuisson par absorption · même aliment : riz blanc