La cuisine parisienne
Paris n'a pas de terroir mais il a des bistrots et des pâtissiers : l'œuf mayonnaise, la soupe à l'oignon gratinée, le croque-monsieur, le Saint-Honoré et le baba au rhum sont nés dans ses cuisines, entre les Halles et la rue Saint-Honoré.
📚 Pour aller plus loin
L'Île-de-France a nourri Paris pendant des siècles avec ses maraîchers et ses vergers : champignons de Paris cultivés dans les carrières, asperges d'Argenteuil, pêches de Montreuil, cerises de Montmorency, brie de Meaux et de Melun, flageolets de Brétigny. Il en reste des noms plus que des cultures, mais ces noms sont dans tous les livres de cuisine classique.
La vraie cuisine parisienne est celle des bistrots et des brasseries : l'œuf mayo, le hareng pommes à l'huile, la gratinée que les forts des Halles mangeaient avant l'aube, le croque-monsieur apparu sur les cartes des cafés vers 1910, le steak frites et la sauce béarnaise. C'est une cuisine d'Auvergnats montés à Paris, de bougnats et de bouillons, simple, rapide et servie au comptoir.
Et c'est à Paris que la pâtisserie française s'est inventée : Stohrer et son baba rue Montorgueil en 1730, Chiboust et le Saint-Honoré vers 1847, le Paris-Brest en 1910 pour la course cycliste, l'opéra chez Dalloyau en 1955, sans compter le fraisier, la religieuse, le millefeuille et le macaron parisien tel que les grandes maisons l'ont fixé.
Le placard de base
Les plats emblématiques
Ce que la région met sur la table quand elle veut se montrer. En couleur, ceux que nous avons cuisinés ; les autres sont encore à faire.