
Le manioc ne se mange jamais cru : sa chair libère de l'acide cyanhydrique, et seule une cuisson complète à l'eau ou à l'huile le rend comestible.
6 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine brésilienne, colombienne, sénégalaise.
Toute l’année
rien à attendre
10 jours
3 jours une fois entamé
0,9kg CO₂e / kg
Faible pour un ingrédient brut
160kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
moyen
Index glycémique bas
valeur mesurée, lue sur une table publiée (Tables internationales 2021)17,5 de charge pour 100 g
38,0 g de glucides pour 100 g, charge modéréeracine bouillie ; la farine et le tapioca qu'on en tire montent à 85, l'amidon y étant déjà libéré.
L’aire de cette courbe est la charge de 100 g de manioc, 17,5. Une seule courbe occupe tout le cadre : sa largeur ne se compare à rien ici, c’est sa hauteur qui est l’index et son aire la charge.
Cuisiner IG bas : ce que ces deux nombres mesurent, la table complète et les recettes du catalogue.
🩺 Les index sont ceux des tables internationales publiées (Atkinson FS, Brand-Miller JC et coll., « International Tables of Glycemic Index and Glycemic Load Values 2021 », The American Journal of Clinical Nutrition 114(5), p. 1625-1632. Consolide l'édition Foster-Powell 2002, AJCN 76(1), p. 5-56.) : ils décrivent l’aliment tel qu’il est mangé, mesuré sur un groupe, et une glycémie individuelle en dépend moins que du reste du repas.
Une racine longue et lourde, à l'écorce brune et rugueuse, à la chair d'un blanc franc. Elle se dégrade vite après l'arrachage, ce qui explique la cire dont elle est souvent enduite et la vente en surgelé, parfaitement légitime ici. Grattez ou cassez une extrémité pour voir la chair : elle doit être d'un blanc pur, humide, sans veines grises ni taches bleutées, qui signent une racine qui a tourné et qu'aucune cuisson ne rattrape. Le tubercule doit être ferme sur toute sa longueur, sans partie molle ni odeur fermentée. Le manioc surgelé en morceaux, déjà épluché et débarrassé de son cœur fibreux, est le choix raisonnable pour un usage occasionnel : il cuit comme le frais et épargne l'épluchage.
Frais, c'est une racine fragile malgré son apparence : trois à quatre jours à température ambiante dans un endroit sombre et aéré, une semaine au réfrigérateur enveloppée d'un papier. Elle se détériore de l'intérieur, par des veines grises qui apparaissent sans aucun signe extérieur, donc vérifiez à la coupe plutôt que de vous fier à l'écorce. Épluchée, elle noircit en quelques heures à l'air : gardez les morceaux immergés dans de l'eau froide au réfrigérateur, deux jours au plus. La meilleure conservation reste le congélateur, épluchée et coupée, où elle tient plusieurs mois et se cuit sans décongeler. Cuite, elle se garde trois jours au froid ; elle se réchauffe mal au micro ondes et très bien à la poêle avec un peu de gras.
L'éplucher au couteau, jamais à l'économe
L'écorce du manioc est double : une peau brune fine et une couche rosée épaisse qui adhère fortement à la chair, et c'est cette seconde couche qui concentre le plus de composés amers. Un économe n'en retire que la première. Tronçonnez la racine en sections de cinq centimètres, fendez l'écorce sur la longueur à la pointe du couteau et décollez la en tirant : elle vient d'un bloc.
Retirer le cœur fibreux avant de cuire
Au centre de chaque tronçon court un cordon ligneux qui ne s'attendrit à aucune cuisson et qui se retrouve entier dans l'assiette. Fendez le tronçon en deux ou en quatre dans la longueur et retirez le au couteau : deux minutes de travail qui décident de la texture finale. Le manioc surgelé est presque toujours déjà paré, ce qui est une bonne part de son intérêt.
Départ à l'eau froide, et cuire jusqu'à ce que les morceaux se fendent
Couvrez largement d'eau froide salée, portez à ébullition et laissez frémir vingt à trente minutes : les morceaux sont cuits quand ils se fendent d'eux mêmes et qu'une pointe entre sans résistance. Le départ à froid égalise la cuisson d'une racine dense dont le cœur chauffe plus lentement que les bords. Une cuisson incomplète n'est pas seulement désagréable, elle laisse en place les composés que la chaleur doit détruire.
Igname ×1 : même poids, épluchée et en gros tronçons ; même tenue dans le bouillon, chair un peu plus fondante
Patate douce ×1 : même poids, en gros tronçons ; elle cuit en 20 minutes au lieu de 40, ajoutez-la plus tard dans le bouillon
Ce que les 2085 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Bobó de camarão (crevettes à la crème de manioc et au lait de coco)
700 gEscondidinho de carne seca (parmentier brésilien de manioc au bœuf séché)
900 gEscondidinho végétarien (parmentier brésilien de manioc aux champignons)
900 gMandioca frita (frites de manioc)
1000 gSancocho de gallina (soupe colombienne de poulet, de manioc et de plantain)
300 gThiéboudienne (riz au poisson et aux légumes du Sénégal)
300 g