Manioc

Fruit et Légumes
vegan
sans gluten

Le manioc ne se mange jamais cru : sa chair libère de l'acide cyanhydrique, et seule une cuisson complète à l'eau ou à l'huile le rend comestible.

4 recettes du site en utilisent.

La fiche

Saison

Toute l’année

rien à attendre

Se garde

10 jours

3 jours une fois entamé

Empreinte carbone

0,9kg CO₂e / kg

Faible pour un ingrédient brut

Calories

160kcal

pour 100 g

Composition
Protéines1,4 g
Glucides38 gdont 1,7 g de sucres
Lipides0,3 gdont 0,1 g saturés
Fibres1,8 g
Eau et reste58,5 g
Sel0,01 g

pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne

Prix

moyen

Bien le choisir

Une racine longue et lourde, à l'écorce brune et rugueuse, à la chair d'un blanc franc. Elle se dégrade vite après l'arrachage, ce qui explique la cire dont elle est souvent enduite et la vente en surgelé, parfaitement légitime ici. Grattez ou cassez une extrémité pour voir la chair : elle doit être d'un blanc pur, humide, sans veines grises ni taches bleutées, qui signent une racine qui a tourné et qu'aucune cuisson ne rattrape. Le tubercule doit être ferme sur toute sa longueur, sans partie molle ni odeur fermentée. Le manioc surgelé en morceaux, déjà épluché et débarrassé de son cœur fibreux, est le choix raisonnable pour un usage occasionnel : il cuit comme le frais et épargne l'épluchage.

  • Une chair d'un blanc pur à la cassure, sans veine grise ni tache bleutée
  • Une racine ferme sur toute sa longueur, sans partie molle
  • Le surgelé sans réserve : il cuit comme le frais
  • Aucune odeur fermentée à l'extrémité coupée

Le garder

Frais, c'est une racine fragile malgré son apparence : trois à quatre jours à température ambiante dans un endroit sombre et aéré, une semaine au réfrigérateur enveloppée d'un papier. Elle se détériore de l'intérieur, par des veines grises qui apparaissent sans aucun signe extérieur, donc vérifiez à la coupe plutôt que de vous fier à l'écorce. Épluchée, elle noircit en quelques heures à l'air : gardez les morceaux immergés dans de l'eau froide au réfrigérateur, deux jours au plus. La meilleure conservation reste le congélateur, épluchée et coupée, où elle tient plusieurs mois et se cuit sans décongeler. Cuite, elle se garde trois jours au froid ; elle se réchauffe mal au micro ondes et très bien à la poêle avec un peu de gras.

Les gestes qui changent tout

L'éplucher au couteau, jamais à l'économe

L'écorce du manioc est double : une peau brune fine et une couche rosée épaisse qui adhère fortement à la chair, et c'est cette seconde couche qui concentre le plus de composés amers. Un économe n'en retire que la première. Tronçonnez la racine en sections de cinq centimètres, fendez l'écorce sur la longueur à la pointe du couteau et décollez la en tirant : elle vient d'un bloc.

l'outil

Retirer le cœur fibreux avant de cuire

Au centre de chaque tronçon court un cordon ligneux qui ne s'attendrit à aucune cuisson et qui se retrouve entier dans l'assiette. Fendez le tronçon en deux ou en quatre dans la longueur et retirez le au couteau : deux minutes de travail qui décident de la texture finale. Le manioc surgelé est presque toujours déjà paré, ce qui est une bonne part de son intérêt.

l'outil

Départ à l'eau froide, et cuire jusqu'à ce que les morceaux se fendent

Couvrez largement d'eau froide salée, portez à ébullition et laissez frémir vingt à trente minutes : les morceaux sont cuits quand ils se fendent d'eux mêmes et qu'une pointe entre sans résistance. Le départ à froid égalise la cuisson d'une racine dense dont le cœur chauffe plus lentement que les bords. Une cuisson incomplète n'est pas seulement désagréable, elle laisse en place les composés que la chaleur doit détruire.

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