
Semoule de mil
Le mil ne contient pas de gluten : sa semoule ne forme jamais de pâte, elle s'agglomère en grains que seule la vapeur fait gonfler.
Une recette du site utilise de semoule de mil. On en trouve surtout dans la cuisine sénégalaise.
La fiche
- Saison
Toute l’année
rien à attendre
- Se garde
1.5 ans
- Empreinte carbone
1,2kg CO₂e / kg
Modérée pour un ingrédient brut
- Calories
378kcal
pour 100 g
- Composition
- Protéines11 gGlucides73 gdont 1,7 g de sucresLipides4,2 gdont 0,7 g saturésFibres8,5 gEau et reste3,3 gSel0,01 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
- Prix
- €€€
moyen
Son index glycémique
Index glycémique élevé
valeur mesurée, lue sur une table publiée (Tables internationales 2021)51,8 de charge pour 100 g
73,0 g de glucides pour 100 g, charge élevéemil (Pennisetum glaucum) cuit : un petit grain nu, digéré plus vite que le blé dur.
L’aire de cette courbe est la charge de 100 g de semoule de mil, 51,8. Une seule courbe occupe tout le cadre : sa largeur ne se compare à rien ici, c’est sa hauteur qui est l’index et son aire la charge.
Cuisiner IG bas : ce que ces deux nombres mesurent, la table complète et les recettes du catalogue.
🩺 Les index sont ceux des tables internationales publiées (Atkinson FS, Brand-Miller JC et coll., « International Tables of Glycemic Index and Glycemic Load Values 2021 », The American Journal of Clinical Nutrition 114(5), p. 1625-1632. Consolide l'édition Foster-Powell 2002, AJCN 76(1), p. 5-56.) : ils décrivent l’aliment tel qu’il est mangé, mesuré sur un groupe, et une glycémie individuelle en dépend moins que du reste du repas.
Bien le choisir
Le mot « mil » recouvre en réalité plusieurs céréales à très petits grains, le millet perlé le plus souvent, et l'étiquette précise rarement laquelle ; cela n'a guère d'importance, car elles se préparent à l'identique. La semoule, elle, se vend en trois grosseurs, et c'est le seul choix qui change vraiment la préparation : la fine sert au dèguè et aux bouillies, la moyenne au couscous de mil, la grosse aux plats qui demandent du mordant sous la dent. Vérifiez ensuite la couleur, qui doit être d'un gris beige uniforme : des grains nettement plus foncés, ou une odeur de vieille noix à l'ouverture, révèlent un germe rance, car le mil est bien plus gras que le blé et s'oxyde d'autant plus vite. Beaucoup de paquets vendus en Europe sont déjà précuits à la vapeur, ce qui divise le temps de cuisson par trois ; l'étiquette le dit rarement, le grain sec le dit mieux, un grain précuit étant plus clair et plus friable entre les doigts. Achetez enfin de petites quantités et contrôlez la date : une semoule de mil de plus d'un an sent le carton.
- Une couleur gris beige uniforme, sans grains noircis.
- Aucune odeur de noix rance : le germe du mil est gras.
- La grosseur adaptée : fine pour le dèguè, moyenne pour le couscous.
- Un paquet récent et petit : le mil ne se stocke pas un an.
Le garder
Six mois dans un bocal hermétique au sec, et c'est très court pour une céréale : le germe du mil n'est pas retiré comme il l'est pour la semoule de blé industrielle, et ses matières grasses s'oxydent à l'air. Le réfrigérateur, ou mieux le congélateur, porte cela à un an sans rien altérer d'autre, et c'est la bonne solution pour un grand sac rapporté d'un magasin spécialisé. Cuite, la semoule se garde deux jours au froid et se réchauffe exclusivement à la vapeur : au micro-ondes, elle se dessèche en surface et reste froide au centre. Le dèguè, lui, ne se conserve pas : dès que la semoule cuite rencontre le lait fermenté, elle continue de boire et devient pâteuse en quelques heures.
Les gestes qui changent tout
Mouiller la semoule, ne pas la noyer
Versez l'eau en pluie sur la semoule étalée, par petites quantités, en roulant les grains entre les paumes après chaque ajout. Le mil n'a pas de gluten pour retenir l'eau : trop d'un coup et il se prend en pelotes compactes dont le cœur restera cru, la vapeur ne traversant pas une boule. Le bon repère est une semoule qui se tient à peine quand on la presse dans la main et qui s'effrite dès qu'on ouvre les doigts.
Deux passages à la vapeur, pas un
Le premier passage gélatinise l'amidon de surface et gonfle le grain ; on le sort, on le rafraîchit d'un peu d'eau et on le laisse reposer le temps que cette eau migre vers le cœur ; le second passage cuit ce cœur. Un seul passage donne très exactement l'inverse de ce qu'on espérait : un extérieur collant, un intérieur crayeux. C'est la même mécanique que pour le couscous de blé, en un peu plus délicate, le grain de mil étant plus petit et sa température de gélatinisation un peu plus élevée.
Rouler entre les paumes entre les deux cuissons
Entre les deux vapeurs, la semoule sort en un bloc tiède. Étalez la dans un grand plat et faites la rouler entre les paumes, avec un filet d'huile ou une noix de beurre : le geste casse les agglomérats pendant qu'ils sont encore souples et dépose un film gras autour de chaque grain, qui l'empêche de resouder à la deuxième chauffe. Fait après coup, sur une semoule refroidie, il ne marche plus.
L’eau, le rinçage, le trempage
Un volume d'eau pour un volume de semoule, versé en deux fois, avant et entre les deux passages à la vapeur, jamais d'un seul coup.
Le mil est le plus souvent moulu à la meule de pierre et le paquet contient de la poussière de son, parfois un peu de sable, que seule une eau claire emporte. Le rinçage amorce en même temps l'hydratation : le grain boit sa première eau à froid et régulièrement, au lieu de la recevoir d'un coup à la vapeur et de se prendre en pelotes dont le cœur restera cru.
Chiffres : estimation.