
Meringue italienne

La meringue italienne est une meringue au sucre cuit.
Il existe trois meringues, et ce qui les sépare n'est pas la recette mais la façon de chauffer le blanc. La française est crue et cuite ensuite au four ; la suisse est montée au bain-marie ; l'italienne est montée à froid puis cuite par le sirop lui-même, versé en filet à 118 °C. Cette cuisson en pleine masse change tout : les protéines coagulent immédiatement autour des bulles d'air, et la meringue devient assez stable pour être utilisée telle quelle, sans four ; d'où son emploi dans les mousses, les macarons, et le chapeau doré des tartes au citron. L'origine du mot reste incertaine : on l'a rattaché au bourg suisse de Meiringen, sans preuve, et la première recette imprimée est française, chez Massialot en 1692.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 6 personnes · 235 g préparés, 39 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 9 sur 9.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Mélanger le sucre et l'eau dans une casserole (j'utilise une casserole en inox)
Porter l'eau et le sucre à ébullition en surveillant la température.
Pendant que le sirop cuit, préparer les blancs d'œuf dans un saladier et les monter en neige avec un fouet ou au batteur à vitesse maximale.
C’est prêt quand : Les blancs forment des becs d'oiseau souples lorsqu'on soulève le fouet, sans être trop secs.
Quand le thermomètre indique 116 °C on retire la casserole du feu qui continuera a cuire.
Verser le sirop en filet sur les blanc d'œuf et réduire la vitesse du batteur tout en continuant a battre.
Après avoir versé le sirop, augmenter la vitesse du batteur à vitesse maximale et continuer à battre jusqu'à refroidissement total de la meringue. Vous remarquerez que la meringue devient plus serrée et prend un aspect brillant.
C’est prêt quand : La meringue est tiède ou froide, très blanche, brillante, et forme un bec d'oiseau ferme et pointu au bout du fouet.
Garnir vos dessert a l'aide d'une poche à douille cannelée n°10
On peut ensuite choisir de dorer la surface de la meringue à l'aide d'un chalumeau ou de passer au grill du four rapidement.
0 / 8 étapes terminées
Pourquoi : Le sirop a été remué pendant la cuisson ou des projections de sucre sur les parois ont déclenché une réaction en chaîne. (Cristallisation du sucre)
Rattrapage : Ne jamais remuer le sirop après le début de l'ébullition. Nettoyer les parois intérieures de la casserole avec un pinceau humide pour dissoudre les projections.
Pourquoi : Le sirop était trop chaud (au-dessus de 120 °C), ce qui a trop coagulé les protéines de l'œuf, ou trop froid (en dessous de 110 °C), ne cuisant pas assez les blancs. (Dénaturation des protéines)
Rattrapage : Respecter scrupuleusement la température de 116 °C. Si les blancs sont retombés ou ont grainé, il faut recommencer.
Le même problème, ailleurs sur le site :
Vous avez innové dans la manière de foirer cette recette ? Racontez-nous : on cherche avec vous ce qui s’est passé, et si on trouve, ça rejoint cette rubrique pour les suivants.
Comment : poche à douille fermée ou boîte hermétique
À consommer rapidement. La meringue peut rejeter de l'eau (synerèse) après 24 heures.
Remplacer les blancs d'œufs par le même poids de jus de cuisson de pois chiches (aquafaba). Le sirop chaud cuira l'aquafaba de la même manière.

Les 60 g de blancs peuvent tripler de volume : c'est l'air incorporé au fouet, et lui seul, qui fait la meringue ; le sirop ne fait que le figer.
Incorporer de l'air en fouettant : blancs en neige, chantilly, sabayon ; le volume, c'est de l'air emprisonné.

Le sirop à 116 °C versé sur les blancs cuit partiellement leurs protéines : c'est ce qui rend la meringue italienne stable pendant des heures, là où une meringue française retombe.
La chaleur, l'acide ou le fouettage déplient les protéines et changent la texture (viande qui raffermit, poisson qui « cuit » au citron).

Tout l'enjeu du sirop est d'éviter la cristallisation : ne pas remuer, laver les parois. Un cristal réamorce la prise en masse et le sirop devient un bloc de sucre au lieu d'un liquide.
Contrôler la formation (ou l'absence) de cristaux : caramel lisse, confiture qui prend, glaçage brillant.

Le sucre cuit enrobe les bulles d'un sirop visqueux qui les empêche de fusionner : c'est pourquoi cette meringue supporte d'être pochée, chalumeautée, ou incorporée à une mousse.
Protéines et sucres stabilisent les bulles d'air ; une trace de gras (jaune d'œuf) empêche les blancs de monter.

Sucre et eau portés à 116 °C exactement : le stade « petit boulé ». Un degré au-dessus donne une meringue dure, un degré en dessous une meringue qui coule.

Volontairement pas à fond : on veut un bec souple, parce que le sirop chaud va encore les serrer.

La tenue de cette meringue permet de dresser des pointes nettes qui ne s'affaissent pas : impossible avec une meringue française non cuite.

Au chalumeau ou sous le gril, quelques secondes seulement : on colore la surface sans réchauffer la masse.
Soufflé glacé à la bergamote
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