
Farine de maïs précuite (masarepa)
La masarepa n'est ni de la polenta, ni de la fécule, ni de la masa harina mexicaine : elle est déjà cuite, et c'est pour cela qu'une arepa se pétrit en cinq minutes.
Une recette du site utilise de farine de maïs précuite (masarepa).
La fiche
- Saison
Toute l’année
rien à attendre
- Se garde
1 an
4 mois une fois entamé
- Empreinte carbone
1kg CO₂e / kg
Faible pour un ingrédient brut
- Calories
361kcal
pour 100 g
- Composition
- Protéines7,5 gGlucides77 gdont 1 g de sucresLipides1,5 gdont 0,3 g saturésFibres4 gEau et reste10 gSel0,01 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
- Prix
- €€€
moyen
Bien le choisir
Du maïs cuit, séché puis moulu, ce qui en fait une farine instantanée : mélangée à de l'eau, elle donne immédiatement une pâte façonnable, sans aucune cuisson préalable. Elle se vend sous les marques colombiennes et vénézuéliennes, en version blanche ou jaune, la blanche donnant des arepas plus douces et plus tendres, la jaune un goût de maïs plus marqué. La mention à chercher est harina de maíz precocida, ou farine de maïs précuite. Deux produits lui ressemblent et ne la remplacent pas : la masa harina mexicaine, nixtamalisée à la chaux, a un goût de tortilla très différent, et la farine de maïs ordinaire, crue, ne forme aucune pâte. Quant à la fécule de maïs, elle n'a rien à voir.
- La mention précuite ou precocida : c'est toute la différence
- Blanche pour des arepas tendres, jaune pour un goût de maïs plus franc
- Ni masa harina nixtamalisée, ni farine de maïs crue
- Un paquet récent, une farine de maïs entier finissant par rancir
Le garder
Dans un bocal hermétique, au sec, six mois à un an après ouverture : elle est sèche et stable, mais elle capte l'humidité de l'air et les odeurs du placard, ce qui se paie en pâte collante et en goût terne. Le sachet d'origine refermé par une pince n'y suffit pas dans une cuisine humide. Comme tout produit de maïs entier, elle garde un peu de germe et finit par rancir : une odeur de carton ou d'huile ancienne signe la fin, et aucune quantité d'eau ne la corrige. Une pâte déjà pétrie se garde deux heures à température ambiante sous un torchon humide, et jusqu'au lendemain au réfrigérateur emballée, à condition de la laisser revenir et de la retravailler avec un peu d'eau avant de façonner.
Les gestes qui changent tout
Verser la farine dans l'eau, jamais l'inverse
Salez l'eau tiède, puis laissez tomber la farine en pluie d'une main en mélangeant de l'autre : chaque particule est mouillée séparément et la pâte reste lisse. L'eau versée sur un tas de farine crée des grumeaux secs au cœur, que le pétrissage ne défait plus et qu'on retrouve comme des points crayeux dans l'arepa cuite.
Laisser reposer cinq minutes avant de façonner
La farine précuite continue de boire pendant quelques minutes après le mélange. Une pâte façonnée aussitôt paraît correcte puis se fissure sur les bords en cuisant ; la même pâte laissée cinq minutes sous un torchon devient souple et se lisse à la main sans craqueler. Si elle reste sèche après le repos, ajoutez l'eau par cuillerée, jamais davantage.
Lisser la tranche du disque entre les paumes
Une arepa se forme en boule, s'aplatit entre deux assiettes ou à la presse, puis se termine en faisant tourner le disque sur sa tranche entre les mains : c'est ce geste qui referme les fissures du pourtour. Un bord fendu s'ouvre à la cuisson, laisse échapper la vapeur, et l'arepa ne gonfle pas.
L’eau, le rinçage, le trempage
C'est une farine et non un grain : elle n'a rien en surface à emporter, et l'eau la transforme immédiatement en pâte. Toute l'eau qu'elle reçoit doit donc être mesurée, puisqu'elle décide de la texture de l'arepa et qu'elle ne s'évacue plus ensuite.