
Crevettes séchées
Les crevettes séchées ne sont pas une crevette de secours : c'est un condiment d'umami, qui se dose comme de l'anchois et jamais comme un produit frais.
Une recette du site utilise de crevettes séchées.
La fiche
- Saison
Toute l’année
rien à attendre
- Se garde
1 an
3 mois une fois entamé
- Empreinte carbone
5kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
- Calories
300kcal
pour 100 g
- Composition
- Protéines62 gGlucides3 gdont 0 g de sucresLipides4 gdont 1 g saturésFibres0 gEau et reste31 gSel8 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
- Prix
- €€€
cher
- Allergènes
- crustacés
Bien le choisir
Vendues entières et décortiquées, d'un orange soutenu, dans les épiceries asiatiques, africaines et brésiliennes. La couleur est le premier indicateur : un orange vif et uniforme signale un séchage récent, un brun terne ou des taches blanchâtres un produit oxydé qui a perdu son parfum et gagné une amertume rance. Le second est le toucher, qui doit être souple et un peu élastique, jamais cassant en poussière. L'odeur doit être franchement marine et salée, jamais ammoniaquée. Les calibres varient beaucoup : les petites, de un à deux centimètres, se réduisent en poudre et se fondent dans un bouillon ou une vatapá, les grandes se réhydratent et se laissent voir dans le plat. Achetez en petit sachet, car elles se conservent bien mais leur parfum, lui, s'en va.
- Un orange vif et uniforme, jamais brun ni taché de blanc
- Souples sous les doigts, pas cassantes en poussière
- Une odeur marine franche, jamais ammoniaquée
- Un petit sachet : elles tiennent, leur parfum non
Le garder
Au congélateur, dans un sachet fermé, et c'est la seule bonne réponse : elles y gardent leur couleur et leur parfum un an, alors qu'au placard elles s'oxydent en quelques mois et prennent un goût de rance qui contamine tout le plat. À défaut, un bocal hermétique au réfrigérateur, trois à six mois. Le placard, qui est l'endroit où tout le monde les range, est le pire des trois, la chaleur et la lumière attaquant des graisses très insaturées. Elles ne demandent aucune décongélation : une poignée se prélève dans le sachet gelé et part directement dans l'eau chaude ou dans la poêle. Une odeur piquante d'ammoniaque ou une couleur devenue grise imposent de jeter.
Les gestes qui changent tout
Les réhydrater vingt minutes, et garder l'eau
Couvrez d'eau très chaude et laissez gonfler vingt à trente minutes : elles redeviennent souples et se hachent alors proprement. L'eau de trempage a pris l'essentiel de leur umami et de leur sel, elle se verse dans le plat à la place d'une partie du bouillon, et la jeter revient à jeter la moitié de ce qu'on a payé. Filtrez la simplement, le sable se dépose au fond.
Les faire revenir avant de les mixer
Deux minutes dans un peu d'huile chaude, jusqu'à ce qu'elles sentent la noisette et le grillé : la chaleur sèche développe des arômes que le trempage seul ne donne pas, et c'est ce qui sépare une vatapá profonde d'une purée vaguement marine. Mixez ensuite avec les autres aromates. La même règle vaut pour une poudre, qui se torréfie à sec avant d'être pilée.
Les compter dans le sel du plat
Elles sont salées à cœur, et une cuillerée de poudre apporte autant de sel qu'une pincée franche. Montez le plat sans sel tant qu'elles n'y sont pas, goûtez une fois qu'elles ont infusé, puis corrigez. C'est le réflexe qui manque le plus souvent aux cuisines qui les découvrent, et il explique la plupart des plats ratés par excès de sel.