
Oi muchim (salade coréenne de concombre au piment)

Des rondelles de concombre dégorgées puis massées au piment, à l'ail et au vinaigre de riz : rouge vif, croquant, sucré-acide et franchement relevé. Le banchan qui réveille un repas d'été en un quart d'heure.
Le piment en poudre coréen, le gochugaru, est plus fruité que fort : il colore autant qu'il pique, ce qui explique le rouge éclatant du plat pour un piquant somme toute modéré. Le massage à la main compte autant que la sauce, car le concombre dégorgé est souple et absorbe l'assaisonnement au lieu de le laisser couler. C'est un plat qui ne se prépare pas à l'avance : au-delà d'une heure, il rend de l'eau et perd son claquant.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 692 g préparés, 173 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 6 sur 6.
Étape 1 — Le dégorgeage peut se faire quelques heures avant, les rondelles pressées attendant au frais.
Étape 3 — L'assaisonnement se mélange au dernier moment, pour l'ail surtout.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Coupez les concombres en rondelles de 3 mm, mélangez-les au sel dans une passoire et laissez dégorger 15 minutes.
C’est prêt quand : Plusieurs cuillerées d'eau ont coulé sous la passoire et les rondelles ont l'air légèrement translucides sur les bords.
Pressez délicatement les rondelles entre vos mains pour chasser l'eau, sans les casser.
C’est prêt quand : Les rondelles sont souples mais entières, aucune n'est cassée en deux.
Ajoutez le piment en poudre, l'ail écrasé, le vinaigre de riz, le sucre et l'huile de sésame, puis mélangez à la main jusqu'à ce que chaque rondelle soit uniformément rouge.
C’est prêt quand : Chaque rondelle est rouge sur toute sa surface, sans grains de piment secs restés au fond du bol.
Parsemez de graines de sésame et de cébette émincée, et servez frais.
0 / 4 étapes terminées
Pourquoi : Sel du dégorgeage compté comme assaisonnement
Rattrapage : Rincez rapidement les rondelles à l'eau froide, épongez et rassaisonnez sans sel.
Pourquoi : Rondelles pas assez pressées (Osmose)
Rattrapage : Égouttez, pressez à nouveau et remettez la moitié de l'assaisonnement.
Pourquoi : Trop peu d'huile de sésame, ou mélange trop bref (Solubilité des arômes)
Rattrapage : Ajoutez un demi centilitre d'huile et continuez de mélanger à la main une minute.
Pourquoi : Piment de Cayenne utilisé à la dose du gochugaru
Rattrapage : Doublez la quantité de concombre, ou ajoutez une cuillerée de sucre et de vinaigre. Cherchez du gochugaru pour la prochaine fois.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : Boîte hermétique
Il devient plus pickle et moins salade au fil des heures, ce qui n'est pas un défaut. Il rendra un peu d'eau : égouttez avant de resservir.
Un demi oignon rouge en fines lamelles, dégorgé avec le concombre.
Une petite carotte en julienne : elle ne dégorge pas, elle apporte le croquant qui reste.
Le maesilcheong, sirop de prune coréen, à la place du sucre et d'une part du vinaigre.

Six grammes de sel sur deux concombres tirent l'eau hors des cellules pendant quinze minutes. Sans cette étape, l'eau sortirait plus tard, dans le bol, et délaverait l'assaisonnement en dix minutes.
Le sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.

Le gochugaru donne sa couleur à l'huile de sésame plus qu'à l'eau : ses caroténoïdes sont liposolubles. C'est pourquoi l'huile est ce qui rend les rondelles uniformément rouges, et pourquoi une version sans matière grasse reste pâle.
Certains arômes se dissolvent dans le gras, d'autres dans l'eau ou l'alcool : d'où l'intérêt de faire revenir les épices ou de flamber.

Six grammes de sucre pour deux centilitres de vinaigre : l'acidité devient ronde sans devenir douce, et le piment se pose dessus.
Au-delà du goût : conservation, coloration, moelleux, abaissement du point de congélation des glaces.

L'ail cru écrasé développe son piquant à l'écrasement, par une enzyme qui ne rencontre son substrat qu'à la rupture des cellules. Écrasé une heure avant, il aura beaucoup perdu.
Des enzymes brunissent avocat, pomme ou artichaut coupés ; le jus de citron et le froid les freinent.

Quinze minutes, pas plus : au-delà, le concombre devient mou et le sel entre trop.

Le sel du dégorgeage n'est pas l'assaisonnement. Goûtez avant d'en ajouter, il en reste souvent assez.
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