
Bocadillo (pâte de goyave)
Le bocadillo est une gelée de goyave cuite jusqu'à pouvoir se couper au couteau : c'est un fruit devenu solide, pas une confiserie parfumée au fruit.
Une recette du site utilise de bocadillo (pâte de goyave).
La fiche
- Saison
Toute l’année
rien à attendre
- Se garde
1 an
1 mois une fois entamé
- Empreinte carbone
1kg CO₂e / kg
Faible pour un ingrédient brut
- Calories
290kcal
pour 100 g
- Composition
- Protéines0,6 gGlucides72 gdont 65 g de sucresLipides0,2 gdont 0,1 g saturésFibres2,5 gEau et reste24,7 gSel0,02 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
- Prix
- €€€
moyen
Bien le choisir
Une pâte de fruit colombienne, faite de pulpe de goyave et de sucre cuits ensemble jusqu'à ce que la pectine prenne, traditionnellement emballée dans des feuilles de bijao. Cherchez une pâte d'un rouge sombre, translucide en tranche fine, ferme mais qui cède sous la lame, et une liste d'ingrédients qui tient en deux mots, goyave et sucre, avec éventuellement de la pectine. Les versions pâles, opaques ou élastiques contiennent beaucoup de sirop de glucose et peu de fruit, et elles ont un goût de bonbon. Le bocadillo veleño, de Vélez, est la référence. Il se vend en petits cubes emballés un à un ou en barres, cette dernière forme étant plus commode dès qu'il s'agit de trancher ou de faire fondre.
- Un rouge sombre, translucide en tranche fine
- Goyave et sucre en tête de liste, pas de sirop de glucose
- Ferme mais qui cède sous la lame, jamais élastique
- En barre plutôt qu'en cubes dès qu'il faut le trancher
Le garder
Au placard, dans son emballage, plusieurs mois : sa concentration en sucre le met à l'abri de tout, et il n'a aucun besoin de froid. Ce qui l'abîme est l'air, qui le fait sécher, durcir et blanchir en surface, donc serrez la barre entamée dans un film au contact ou dans une boîte hermétique. Le réfrigérateur le durcit beaucoup et le rend difficile à couper sans rien apporter ; s'il y a passé un moment, laissez le revenir une demi heure avant d'y toucher. Un voile blanc en surface est du sucre recristallisé et non de la moisissure : il disparaît à la chaleur et ne rend pas la pâte impropre. Une vraie moisissure, duveteuse, est en revanche exceptionnelle et sans appel.
Les gestes qui changent tout
Le couper à la lame mouillée
La pâte colle à l'acier et s'écrase sous une lame sèche, ce qui donne des tranches déformées. Passez le couteau sous l'eau chaude entre deux coupes, ou huilez le légèrement : la tranche est nette et le bocadillo garde sa forme. Pour des cubes réguliers, coupez la barre bien froide, puis laissez les cubes revenir à température avant de servir.
Le faire fondre avec une cuillerée d'eau, jamais à sec
Chauffé seul, il brûle avant de couler, puisqu'il n'est presque que du sucre. Coupez le en morceaux, ajoutez une à deux cuillerées d'eau et chauffez à feu doux en remuant : il se défait en un coulis épais et brillant, qui nappe une glace ou un gâteau. En refroidissant il reprend, la pectine reformant son réseau, donc servez le tiède ou allongez le davantage.
Avec un fromage frais et salé, jamais seul
L'usage colombien ne le mange presque jamais nu : il se sert avec du queso fresco ou une tranche de fromage, chaud ou froid, et c'est cet accord qui en fait un dessert plutôt qu'un bonbon. Le sel et l'acidité lactique du fromage cassent la sucrosité et font ressortir le fruité de la goyave, qui disparaît complètement quand la pâte est mangée seule.