
Pamonha (papillotes de maïs frais cuites à la vapeur)

La spécialité des fêtes de juin : une purée de maïs frais mêlée de lait de coco et de sucre, enfermée dans les feuilles de l'épi et cuite à la vapeur.
Tout dans la pamonha dépend du maïs, et pas n'importe lequel : il faut du maïs frais laiteux, celui dont un grain pressé à l'ongle libère un jus blanc. Trop jeune, il donne une pâte qui ne prend pas ; trop mûr, il est farineux et sec, et aucune quantité de lait de coco ne le rattrape. Les feuilles de l'épi sont l'emballage et elles se récupèrent entières dès l'épluchage, en les détachant à la base sans les déchirer : ce sont elles qui donnent le parfum, un papier cuisson ne le remplace pas. Elles s'ébouillantent une minute pour devenir souples et pliables. La cuisson demande enfin de la patience et une règle : l'eau doit frémir et non bouillir à gros bouillons, une heure environ, et les papillotes doivent rester couvertes. La pamonha est prête quand la pâte s'est raffermie et se détache des feuilles ; elle finit de prendre en refroidissant.
Difficulté: 3/5
Recette originale prévue pour 6 personnes · 1 624 g préparés, 271 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 6 sur 6.
Étape 4 — Les papillotes se montent quelques heures à l'avance et attendent au frais.
Étape 5 — Elles se cuisent la veille et se réchauffent à la vapeur.
Étape 5 — Cuites et congelées, elles se gardent trois mois.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Épluchez les épis en détachant les feuilles entières à la base, sans les déchirer : elles serviront d'emballage et donnent le parfum du plat.
Ébouillantez les feuilles une minute pour les assouplir, puis égouttez-les.
C’est prêt quand : Les feuilles sont souples et se plient sans casser.
Égrenez les épis au couteau et mixez les grains avec le lait de coco, le sucre, le beurre fondu et le sel, jusqu'à obtenir une purée épaisse et lisse.
C’est prêt quand : La purée coule du mixeur en ruban épais, sans grain visible.
Formez des cornets avec deux feuilles croisées, remplissez-les aux deux tiers, repliez et ficelez soigneusement.
Plongez les papillotes dans une grande casserole d'eau frémissante, à couvert, et laissez cuire une heure. À gros bouillons, l'eau entrerait dans les cornets.
C’est prêt quand : L'eau frémit à petites bulles et les cornets sont entièrement immergés.
Égouttez et laissez refroidir une demi-heure avant d'ouvrir : la pâte finit de prendre en refroidissant.
C’est prêt quand : La papillote ouverte tient d'une pièce et se coupe à la cuillère.
0 / 6 étapes terminées
Pourquoi : Maïs pas assez laiteux, ou cuisson trop courte. (Gélatinisation de l'amidon)
Rattrapage : Remettez à cuire une demi-heure et laissez refroidir entièrement avant de juger.
Pourquoi : Trop remplis, ou eau à gros bouillons. (Ébullition et température)
Rattrapage : Sans recours pour ceux-là. Deux tiers de remplissage et un frémissement la prochaine fois.
Pourquoi : Du maïs en conserve, ou pas assez de gras. (Matières grasses et texture)
Rattrapage : Servez avec un filet de lait de coco. Du maïs frais et bien mûr la prochaine fois.
Pourquoi : Ouverte trop chaude. (Rétrogradation de l'amidon)
Rattrapage : Refermez et attendez la demi-heure : l'amidon finit de prendre en refroidissant.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : papillotes gardées fermées dans leur feuille
Réchauffage : Quinze minutes à la vapeur, dans leur feuille.
Elles se congèlent cuites et se réchauffent à la vapeur sans décongeler. Gardez-les toujours dans leur feuille.
Salée plutôt que sucrée, avec du fromage et de la linguiça dans la pâte, très courante à Goiás.
De l'huile de coco à la place du beurre. Le reste l'est déjà, puisque c'est du lait de coco.
La même pâte dans un plat beurré, quarante-cinq minutes à 180 °C, qui donne le curau goiano. Le parfum des feuilles disparaît.
Un café noir serré, qui est la façon brésilienne de les manger
Un morceau de queijo minas frais, en contraste salé
Elles en sont un : la fête de juin brésilienne ne sert presque que cela

L'amidon du maïs frais gonfle et prend en gel pendant l'heure de cuisson : c'est ce qui transforme une purée liquide en une pâte qui se tient. Aucun œuf ni aucune farine n'intervient.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

La demi-heure de repos n'est pas de la patience : l'amidon gélatinisé continue de se structurer en refroidissant. Ouverte brûlante, la pamonha est encore coulante.
En refroidissant, l'amidon recristallise : pain qui rassit, riz qui durcit au réfrigérateur.

Les feuilles de maïs ne sont pas qu'un emballage : elles infusent leur parfum végétal dans la pâte pendant toute l'heure de cuisson. C'est ce qui distingue une pamonha d'un flan de maïs.
Les molécules d'arôme migrent du milieu concentré vers le dilué : marinades, thé, bouillons, épices dans une sauce.

Une eau frémissante et non bouillante. À gros bouillons, l'eau s'infiltre par le haut des cornets et délave la pâte, qui ne prend jamais.
L'eau bout à 100 °C et n'ira pas plus haut : un thermostat naturel pour pocher et mijoter (et plus sous pression).

Le gras du lait de coco et du beurre empêche l'amidon de prendre en bloc sec. Une pamonha sans gras est ferme et farineuse.
Le gras enrobe, attendrit, isole le gluten (pâtes sablées) et transporte les arômes.

Une heure à couvert dans une eau frémissante, les papillotes immergées.

Les feuilles ébouillantées une minute pour les assouplir sans les cuire.

Les grains avec le lait de coco, jusqu'à une purée épaisse et lisse.

Les cornets formés de deux feuilles croisées et ficelés serré.
Imo yōkan (pâte japonaise de patate douce)
mêmes gestes : cuire à la vapeur, chemiser un moule · même principe : rétrogradation de l'amidonGâteau moelleux au potimarron et au chocolat noir
mêmes gestes : cuire à la vapeur, chemiser un moule · même principe : rétrogradation de l'amidonLemon bars (carrés américains au citron sur pâte sablée)
même geste : chemiser un moule · même principe : matières grasses et texturePen patat (gâteau haïtien de patate douce à la banane et au coco)
même geste : chemiser un moule · même aliment : lait de cocoCheesecake au potimarron et aux spéculoos
mêmes gestes : cuire à la vapeur, chemiser un moule · même principe : gélatinisation de l'amidonPumpkin bread (cake américain au potiron, aux épices et aux noix de pécan)
mêmes gestes : cuire à la vapeur, chemiser un moule · même principe : matières grasses et texture